mardi, août 03, 2021

La passage du mois

«Avons-nous l’impression de trop en faire ? C’est à Dieu que nous devons répondre, à un Amour infini : tout ce que nous pouvons faire sera toujours peu si nous sentons vraiment que notre vie doit être une réponse personnelle à un Amour infini qui nous a voulu pour Lui».

Méditations sur la prière à Jésus – 1994

«Comme est plus intelligente et plus vraie la conception platonique que celle qui voudrait aujourd’hui la substituer ! En réalité, ce n’est pas la prière qui est aliénante, ce n’est pas la vie religieuse mais la vie du monde, tout rapport avec les choses et avec les hommes si ce rapport ne te reconduit pas, dans l’intime, à Dieu. C’est aliénant de manger, de boire, de dormir ; tout travail, tout événement dans lequel tu es entraîné est aliénant, même l’amour humain. Tout t’éloigne de ton centre intime ; rien ne te reconduit à toi-même. Ce n’est que dans l’acte dans lequel tu rencontres Dieu que tu te rencontres toi-même».

En Christ, Journal intime, 4 mars 1981

«Comme est plus intelligente et plus vraie la conception platonique que celle qui voudrait aujourd’hui la substituer ! En réalité, ce n’est pas la prière qui est aliénante, ce n’est pas la vie religieuse mais la vie du monde, tout rapport avec les choses et avec les hommes si ce rapport ne te reconduit pas, dans l’intime, à Dieu. C’est aliénant de manger, de boire, de dormir ; tout travail, tout événement dans lequel tu es entraîné est aliénant, même l’amour humain. Tout t’éloigne de ton centre intime ; rien ne te reconduit à toi-même. Ce n’est que dans l’acte dans lequel tu rencontres Dieu que tu te rencontres toi-même».

En Christ, Journal intime, 4 mars 1981

«Il y a d’abord le silence qui éloigne l’homme du tourbillon des pensées, ensuite le silence dans l’écoute de la Parole de Dieu qui t’appelle et finalement le silence qui établit l’homme dans le repos d’une communion parfaite».

Cent petites pensées sur la connaissance de Dieu, n° 92, page 98

«Lorsque tu auras réussi à aimer jusqu’au bout un seul homme autre que toi, alors tu auras aimé chacun».

Cent Pensées sur l’amour, n° 90

«Celui qui sait écrire sait emporter (embarquer) les gens. Je vous le dis, moi qui écris beaucoup : à partir de mes livres, les gens se font beaucoup d’idées sur moi et finalement, lorsqu’ils me connaissent, ils se rendent compte de qui je suis : un pauvre homme ! Je ne voudrais certes pas tromper les gens mais nous sommes naturellement portés, sans même nous en rendre compte, à nous rendre beaux par de belles phrases et de beaux discours».

Dieu seul et Jésus Crucifié (1988), page 15

« Dieu se reflète dans ton cœur dans la mesure de ta pureté et tu deviens image de Dieu. Dans le miroir de ton cœur, tu connais et vois Dieu ».

Cent petites pensées sur la connaissance de Dieu, n° 63, page 69

«La fête de Pâques est certainement le rappel sacramentel de la Mort et de la Résurrection du Christ mais ce mystère ne pourraît être célébré si nous n’anticipons pas aussi la fin et la résurrection de toutes choses, la vraie Pâques, la Pâques ultime, définitive, lorsqu’autour de la table de Dieu se rassembleront tous les hommes, de toutes les races, de tous les temps, pour vivre la joie pure, immense de leur communion avec Dieu».

La Présence du Christ (1ère Edition)

«L’homme ne peut connaître Dieu que dans la mesure où il est transformé en Lui. Toute autre connaissance de Dieu tend à transformer Dieu en l’homme, à réduire Dieu à la pauvreté de la créature, à la petitesse de l’homme».

Cent petites pensées sur la connaissance de Dieu, n° 79, page 85

Je voudrais vous exhorter à vivre en ces jours de Carême dans un recueillement plus intime, dans une prière plus continue …. Que soit surtout plus forte, plus décidée, plus ferme en tous, la volonté de répondre à Dieu, de ne rien refuser de tout ce qu’Il nous demande, de ne pas vouloir mesurer ce que nous Lui donnons mais d’être plutôt contents qu’Il nous demande, chaque jour, un peu plus et qu’Il nous fasse, chaque jour, plus semblable au Christ, dans la patience et dans l’humilité.

Circolare 12 Novembre 1959, Ut sitis filii Patris vestri (I vol.)

Dans le livre «Les Frères Karamazov», Dostoïevski aurait voulu nous annoncer de manière prophétique le triomphe du bien dans la mission et la vie de Alësa, l’ange que le staret Zosime envoie dans le monde afin que dans le monde puisse s’étendre la joie de la résurrection pascale. Alësa est une image pure du Christ : la beauté spirituelle, manifestée dans le visage du Christ, sauvera le monde, le renouvellera. Il manque au roman la fin mais, déjà dans ce grand début, l’écrivain voit conservée dans le silence des monastères, l’image vivante du Christ. De par sa mission, Alësa devra quitter l’ombre des kiosques pour porter cette image dans le monde.

Dostoevskij, La Passion pour le Christ (Edition I)